Découvrez les livres en lice – Édition 2026-2027

Les livres sont classés par ordre alphabétique d’auteur.

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À Reykjavik, Katla, jeune sociologue, sombre après le féminicide de son amie Soffia. En découvrant que sa grand-mère avait participé à la grande grève islandaise des femmes, elle décide de transformer son chagrin en combat : lancer une grève mondiale contre les violences et les inégalités. Ce souffle de révolte traverse bientôt les frontières. À Tokyo, Michiko, enceinte, subit humiliations et harcèlement au travail pour avoir « perturbé » l'ordre établi. Brisée, elle se réfugie chez ses parents ; son frère reclus révèle son histoire en ligne, réveillant la colère des Japonaises. Au Salvador, Ana Maria, ouvrière épuisée, supporte à la fois la misère, la violence sociale et l'incarcération injuste de sa fille. Quand son usine annule la prime qui devait financer un cadeau pour son enfant, elle se soulève, entraînant avec elle une chaîne de solidarités inattendues. En France, Hawa, médecin sénégalaise surmenée, retourne se ressourcer au pays, où elle sauve une fillette victime d'excision et affronte enfin son propre traumatisme. Chacune, sans se connaître, elles sont décidées à dire non. À l'approche du 8 mars, le mouvement semble inarrêtable : une journée de grève pourrait-elle faire basculer l'Histoire et ouvrir un avenir de justice et de solidarité aux femmes du monde entier ? Dans leur vie comme dans la nôtre, une journée peut tout changer.


Début des années 50, Élizabeth et Jérôme Duchalier s’installent à Aubusson, village ornais qui se reconstruit après-guerre. Mais, le deuil frappant leur famille, Élizabeth ne sera plus jamais la même. Adeline, leur fille, adolescente perturbée de 13 ans, en vacances à Le Mesnil-Villement en Suisse normande, aperçoit pour la première fois Misti, le vagabond. Misti est en réalité Maurice Ledaim de Saint-Ouen-le-Pin. Envoyé au STO au camp d’Auschwitz-Monowitz, il est déclaré mort par les Autorités Françaises, à la Libération. De retour en France, il ne se fait pas reconnaître par sa famille et mène une vie errante de journalier agricole. Un jour, Adeline et Misti se croisent au bord de l’Orne… Un terrible mensonge de l’adolescente va bouleverser la vie de leurs deux familles.


Un nouveau meurtre a bouleversé la quiétude hivernale de la côte bretonne. Fernand Tondelier, notable influent de la région quimpéroise, est retrouvé mort devant son domicile de la Forêt-Fouesnant, abattu de deux balles de fusil de chasse. Le coupable semble tout désigné : un ferrailleur violent, alcoolisé, qui avait publiquement menacé la victime quelques jours plus tôt. L'enquête est rapidement bouclée. À peine remise d'une précédente affaire qui a failli lui coûter la vie, le commandant Mary Lester reprend son poste à Quimper. Mais l'évidence de l'affaire Tondelier ne la convainc pas. Aucun témoin, aucune arme retrouvée, aucun aveu. Autant de zones d'ombre que sa hiérarchie a choisi d'ignorer. Elle se lance alors dans une enquête à contre-courant, guidée par son intuition et son sens aigu de la justice. Car lorsque la vérité dérange, il faut parfois du courage pour refuser les évidences...


Îles Féroé, 1902. Dès sa naissance, Anna semble chétive, donnant ainsi raison à sa mère, qui s'est inquiétée durant toute sa grossesse. Îles Féroé, 1953. Un vieux pêcheur sent que sa fin est proche mais il veut tenir quelques heures encore afin de s'éteindre à la même date qu'Anna, sa fille adorée. La rejoindre enfin est un soulagement. Pour raconter ce drame familial à un voyageur de passage, bien des années plus tard, les objets du quotidien ainsi que la petite ville de Gjógv prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui s'expriment, dans un puisant ressac de vers libres évoquant un chœur de tragédie.


L’HISTOIRE VRAIE D’UN CHIEN QUI A SAUVÉ SON MAÎTRE DANS LE CHAOS DU 11 SEPTEMBRE.

 

Le 11 septembre 2001, Michael Hingson, aveugle depuis la naissance, travaille au 78ᵉ étage de la Tour Nord du World Trade Center lorsqu’un avion percute le bâtiment. Au milieu de la fumée, des cris et de la panique, sa chienne guide Roselle garde son calme. Elle conduit Michael à travers les 1 463 marches qui les séparent de la sortie et lui permet d’échapper à l’effondrement des tours. Plus qu’un témoignage sur le 11 septembre, Héroïque raconte la confiance absolue entre un homme et son chien, rend hommage au courage et à l’intelligence des chiens guides et retrace le combat de Michael Hingson pour l’autonomie des personnes aveugles.


Sicile, XIVᵉ siècle. Dès l’enfance, Virdimura apprend de son père l’art de guérir : les connaissances anatomiques, les propriétés des herbes et surtout la compréhension que le corps ne guérit pas si l’âme souffre. Adulte, elle choisit de soigner les laissés-pour-compte, les marginaux, les enfants, les jeunes femmes qui ont subi des violences. Elle utilise son savoir médical mais aussi la parole, la danse, le sens de la beauté. Cependant, sans la présence d’un homme, Virdimura n’a pas le droit de soigner et est arrêtée puis jugée. Ce roman, inspiré de faits réels et des minutes de son procès, est le plaidoyer qu’elle présente pour exercer — contre la volonté de tous — son métier. Dans ce livre qui fait de la Sicile – avec ses odeurs, ses saveurs, son parler, mais aussi avec la famine, les superstitions et l’intolérance – un personnage à part entière, Simona Lo Iacono nous raconte une aventure passionnante, émouvante et pleine de courage, sur la première femme médecin jusqu’ici oubliée par l’Histoire.


De la Caspienne jusqu’aux portes d’Ispahan, Pierre Loti suit les routes de la Perse et note les paysages, les villages, les rencontres et les visions qui composent son voyage. Le désert, les montagnes, les jardins, les coupoles et les ruines deviennent sous sa plume les signes d’un monde fragile, déjà menacé de disparition. À mesure qu’il approche d’Ispahan, la ville rêvée se charge d’une mélancolie profonde. Loti contemple les splendeurs passées, les mosquées, les palais, les faïences dont les couleurs semblent rongées par une « lèpre grise », et la vie elle-même paraît s’être retirée depuis des siècles. Pour Loti, Ispahan demeure une place unique au monde, fascinante dans sa beauté déchue. Vers Ispahan est à la fois un carnet de route et un poème en prose, où l’auteur mêle émerveillement et mélancolie devant un Orient qui se défait.


Mademoiselle Eva Goldstein était jeune, musicienne, virtuose... Son instrument : le plus beau violon du monde... Ils étaient prêts à illuminer les âmes et les cœurs grâce aux œuvres sublimes de Messieurs Mendelssohn, Mozart, Tchaïkovski. Des hommes en décidèrent autrement, ils coulèrent sur la civilisation une chape d'obscurantisme barbare. Aujourd'hui, encore, l'équilibre est précaire, de la lumière ou des ténèbres, qui l'emportera ? Pour que la première triomphe, nous devons rester vigilants ! Sinon, l'histoire se répétera et Mozart n'aurait servi à rien !


C’était ça ou mourir

Thélyson Orélien

Voir de près

  • ISBN : 978-2-37828-939-3
  • TYPOGRAPHIE : Luciole 18
  • FORMAT : 15,6 x 24 cm
  • SORTIE : août 2026
  • NOMBRE DE PAGES : 444

Après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas Dorléon n’emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d’abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d’histoire franchit les frontières tantôt à bord d’un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l’espoir d’atteindre le Canada et le peu de famille qu’il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l’ICE et d’une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c’est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu’universel, ce roman raconte les migrations au présent — non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l’horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d’humour et de poésie, une langue d’exil qui s’apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C’était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.


Mai 1945. L'euphorie de la victoire des Alliés en Europe résonne dans la petite ville de Bonhomie dans l'Ohio et Margaret Salt échange un baiser avec Cal Jenkins. L'un et l'autre ignorent que ce tendre échange furtif va sceller leur destin à tout jamais. Et tandis que le pays se reconstruit dans le boom de l'après-guerre, un secret prend racine à Bonhomie. Mais rien ne chuchote plus qu'une petite ville du Midwest, et Bonhomie n'est pas en reste quand il s'agit de colporter des ragots. Car la rencontre entre Margaret, mariée à l'honnête mais prude Felix, et Cal, marié lui à la clairvoyante Becky, va avoir des conséquences sur les deux familles sur plusieurs générations. Il y a aura des enfants et leurs enfants après eux, il y aura des blessures, des trahisons, des amitiés sincères, une autre guerre, des fêtes, des départs et de retrouvailles. Et tout au bout, une certitude : quand viendra l'orage, Cal et Margaret pourront toujours se dire que le soleil brillera demain... Ce roman, arrivé sur la pointe des pieds, a rapidement conquis le cœur des lecteurs pour devenir un best-seller aux États-Unis. Il est traduit dans plus de quinze pays.


Saint Charbel est l’une des grandes figures spirituelles du Liban. Moine et ermite maronite, il a consacré toute son existence à la prière, au silence et à une vie d’une extrême simplicité. Sa réputation de sainteté, renforcée après sa mort par de nombreux faits prodigieux, dépasse aujourd’hui largement les frontières de son pays. Mais derrière le thaumaturge se révèle surtout un maître spirituel d’une profonde humilité. Rassemblés par le père Hanna Skandar, spécialiste de saint Charbel, ses sermons, conseils et pensées invitent à revenir à l’essentiel : se détacher de ce qui encombre le cœur, rechercher Dieu dans le silence, accueillir sa volonté et vivre chaque instant dans la confiance. À travers des paroles simples, parfois exigeantes, saint Charbel nous rappelle que la véritable transformation commence à l’intérieur de nous-mêmes. Il nous encourage à faire de notre vie une prière, à aimer sans mesure et à garder les yeux tournés vers Dieu au milieu des épreuves comme des joies. Un précieux recueil de sagesse et de méditation, accessible à tous ceux qui souhaitent approfondir leur vie intérieure et avancer sur un chemin de paix, de foi et d’espérance.


Oxford, Mississipi, 1933. Meg, onze ans, a appris à ne compter sur personne. Depuis que sa mère l’a abandonnée, elle fait partie des grandes filles « non adoptables » de l’orphelinat, où elle se bat chaque jour pour garder espoir malgré le mépris et la cruauté de la présidente. Birdie, missionnée d’aller retrouver sa sœur récemment mariée à un riche banquier d’Oxford pour lui demander de l’argent et sauver sa famille ruinée, découvre un foyer parfait en apparence mais qui repose en réalité sur un tissu de mensonges. Charlie, internée de force dans un asile après avoir été jugée « faible d’esprit », est prête à tout pour récupérer sa fille perdue et retrouver sa dignité. Trois destins qui vont se rencontrer par la force du hasard autour de l’orphelinat du comté de Lafayette, puis converger avec celui d’un groupe de femmes intrépides et peu recommandables qui élaborent un plan audacieux : le « Calamity Club ». Mais dans une ville imprégnée d’hypocrisie, le moindre acte de défiance peut avoir des conséquences dangereuses… Quel sera le prix à payer pour leur désobéissance ? Captivant, déchirant, mais aussi drôle et plein d’espoir, Kathryn Stockett nous livre une inoubliable histoire de résilience et d’amitié ; bienvenue dans le Calamity club où la solidarité féminine n’a d’égale que la soif de justice et de liberté.


« J’ai longtemps détesté Ignace de Loyola, lui trouvant l’air d’un égaré baigné de larmes, nous appelant sans discrétion aux sacrifices qu’une imagination médiévale lui faisait concevoir. Je n’aimais ni sa phrase, ni ses deux étendards, ni son passé de soldat ni son avenir de général du pape, ni son visage au front étroit et fuyant. Son militarisme m’écœurait, tout comme ses règles et ses disciplines et les mille arguties de sa correspondance. Je ne voyais pas comment le même homme qui avait voulu, selon la tradition orientale, devenir « fou pour le Christ », pauvre et méprisé, pouvait dans ses lettres peser à ce point le pour et le contre et composer avec les puissants. » C’est pourtant cet homme que François Sureau nous invite à redécouvrir dans Inigo. Avant de devenir Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, Inigo est un jeune gentilhomme basque, amoureux de gloire, d’armes et d’aventures. Grièvement blessé au siège de Pampelune, il voit soudain s’effondrer le monde auquel il croyait appartenir. Sa longue convalescence ouvre alors une brèche dans son existence. Les récits de saints qu’il lit presque par défaut font naître en lui un autre désir, plus exigeant encore que celui de la gloire. Commence un chemin de dépouillement, de solitude et d’excès, entre ferveur, doutes et mortification. François Sureau ne cherche pas à dresser la statue d’un saint déjà accompli : il raconte au contraire les hésitations, les contradictions et les combats intérieurs d’un homme qui apprend peu à peu à discerner ce qui l’appelle. Inigo devient ainsi moins le portrait d’un fondateur que le récit très humain d’une conversion et d’une liberté qui se cherche.


Au pied du Caucase, le jeune Olénine quitte Moscou pour rejoindre l’armée et découvrir une vie qu’il imagine plus vraie, plus libre, plus proche de la nature. Dans le village cosaque où il s’installe, il rencontre une communauté rude et fière, attachée à ses traditions, à la chasse, à la guerre et aux paysages grandioses qui l’entourent. Fasciné par cette existence nouvelle, il s’éprend de Marianka, jeune femme cosaque indépendante, déjà liée au courageux Loukachka. À travers ce triangle amoureux et le regard d’un homme en quête de sens, Tolstoï explore l’opposition entre civilisation et nature, idéal et réalité, désir de pureté et impossibilité de se défaire de soi-même. Les Cosaques est un grand récit d’apprentissage, traversé par la puissance des paysages caucasiens et par les questions morales qui accompagneront toute l’œuvre de Tolstoï.




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